▪ PARCS ACCESSIBLES ▪
▪ Bruxelles insolite et inattendue : les parcs et les espaces verts.
Au cœur de l’Europe, Bruxelles est surtout l’une des capitales européennes ayant le plus d’espaces verts par habitant. La moitié (53%) de la surface du territoire est remplie d’espaces verts. Ces espaces verts sont-ils pleinement accessibles à tous les habitants ?
Bruxelles, cité verte est une des villes qui compte le plus d’espaces verts par habitant (30 m2 en moyenne). Parmi ces pôles d’attractivité, on peut énumérer 1.700 ha de foret, 600 ha de parcs communaux et 400 ha de parcs régionaux et 125 ha de réserves naturelles. Dans la Région de Bruxelles-Capitale, les surfaces vertes occupent plus de la moitié (53%) du territoire. Elles abritent une grande variété d'animaux et de végétaux qui forment le patrimoine biologique urbain.
Son côté « village dans la ville » doit en partie cela à ses nombreux parcs, jardins, bois, cimetières et autres terrains de sport qui rythment la capitale. Ces espaces sont les poumons de la ville. Tous ces pôles constituent des lieux de rencontre, de détente et de pratique sportive pour les familles, les jeunes, les enfants, les ainés ou pour faire un tour en vélo, grâce à La Promenade Verte une magnifique balade de plus de 60km qui permet de faire le tour de la Région et de traverser de nombreux parcs et espaces de nature préservée. (Il est quand même important de souligner que lors de vos ballades les chiens doivent rester en laisse et que leurs crottes doivent être ramassées sous peine d’amende.)
Depuis quelques années, la gestion pratiquée dans différents parcs publics permet de trouver un équilibre harmonieux entre la tradition horticole et l’évolution de la nature, tout en tenant compte des habitants usagers des parcs. Toutefois, mise à part quelques aménagements ponctuels (plaines des jeux et pistes de santé adaptées aux personnes à mobilité réduite d’Osseghem), il est clair que peu de monde s’intéressait à l’accessibilité aux espaces verts pour les personnes en situation de handicap.
▪ Vers des espaces confortables pour tous ?
La prise de conscience est importante et heureusement, depuis 2008, elle s'installe progressivement car sept parcs bruxellois sont maintenant accessibles aux PMR : Parc de la Pede à Anderlecht ; Parc Roi Beaudouin à Jette ; Parc de la Porte de Hal à Bruxelles ; Abbaye de la Cambre à Ixelles ; Parc du Scheutbos à Molenbeek Saint-Jean, Parc Elisabeth à Koekelberg. Ils ont été spécialement aménagés pour répondre aux besoins des personnes à mobilité réduite (PMR) et ouvrent la voie à des espaces verts tous publics. Certains chemins ont été élargis, stabilisés et ramenés à des déclivités moins importantes. Les gardiens ont été spécialement formés pour accueillir des personnes handicapées et certains équipements, comme les toilettes sont adaptées aux besoins des PMR. Pour favoriser l’interaction avec l’environnement ambiant, des outils de communication spécifiques ont également été installés le long de certains parcours. Au Parc Roi Baudouin et au Parc de la Pede par exemple, les mal voyants bénéficient maintenant d’une signalétique au sol qui les guide vers des panneaux d’information en braille. Il s’agit d’une première à Bruxelles. Côté plaines de jeux, les jeunes en situation de handicap peuvent désormais s’amuser avec les autres enfants, sur des balançoires sécurisées et facilement accessibles.
L’inaccessibilité et les inadaptations de cet environnement vert empêchent trop souvent les personnes à mobilité réduite de bénéficier de tout le potentiel des différents pôles d’intérêt proposé et de s’intégrer d’une manière active et créative. Pour participer aux différentes activités du patrimoine vert bruxellois, l’usager doit pouvoir se déplacer librement d’un point à l’autre, accéder, circuler, utiliser tous les centres d’attractivité des lieux (sites historiques ou fragiles, lieux de biodiversité) et pouvoir pratiquer toutes les activités (plaines des jeux, pistes de sante, sports…).
Les aménagements satisfaisant aux exigences de l‘accessibilité physique de l’environnement urbain sont semblables à ceux qui répondent à la diversité des besoins des usagers dans les différentes actions à envisager pour se mouvoir, pour voir, pour entendre, comprendre ou communiquer. Il ne faut pas oublier qu’en répondant aux questions d’accessibilité aux PMR, on améliore le confort, la sécurité et la qualité de vie pour tous. Une série de petits aménagements inscrits dans une politique globale d’accessibilité peuvent simplifier la mobilité pour tous y compris pour ceux qui en étaient exclus.
▪ Pour des espaces verts facilement accessibles à tous…
L’accessibilité pour les citoyens handicapés, est une revendication de base à la liberté et l’autonomie. Pour pallier les carences dans les espaces verts, plusieurs pistes sont possibles. Le partenariat et la transversalité entre les administrations communales et régionales, la plupart du temps gestionnaires des sites, avec le milieu associatif, au fait des attentes et des exigences des PMR, nous parait fondamentale pour apporter des solutions concrètes et raisonnables. En effet, si on peut résoudre la planéité du sol, l’agencement d’un parking à proximité, améliorer la signalisation ou supprimer certains obstacles, il n’est pas toujours possible de tout rendre accessible (topographie, lieux de biodiversité, sites classés, sites fragiles…). Pour ce faire, il est toujours recommandé de faire un état des lieux, un diagnostic PMR et des propositions concrètes d’aménagement.
Partant de cette problématique concrète d’accessibilité des espaces verts, on peut progresser par étape en focalisant l’attention successivement sur la complémentarité entre les aménagements PMR et l’amélioration de la qualité de vie pour tous. A l‘heure où la volonté est largement affirmée de favoriser l’accès des PMR à toutes les dimensions de la vie sociale avec un maximum d’autonomie possible, la plus-value des espaces verts accessibles à tous peut aussi constituer un atout touristique majeur et devenir une vitrine verte pour la cité.
Pour atteindre ces différents objectifs, il s’agit de mettre en place un processus de co-élaboration entre les différents acteurs. C’est aussi l’occasion d’impliquer les citoyens et le milieu associatif dans une démarche participative. Il faut dans un premier temps conscientiser les différents partenaires et intervenants. Il faut également les informer, leur apporter une expertise pour qu’ils puissent à l’avenir intégrer directement les bons réflexes PMR. Il faut encore instaurer un système de veille ou de vigilance car rien n’est jamais figé et certains aménagements peuvent mal évoluer.
Afin de permettre un accès optimal pour tous à court, moyen et long terme, il convient donc de :
- Concevoir tous les nouveaux aménagements dans les espaces verts de manière à ce qu’ils répondent aux mieux aux besoins de tous les visiteurs sans exclusion, qu’il s’agisse des entrées, places de parking réservés et trottoirs, des voiries, du revêtement du sol, des infrastructures, bâtiments, activités, jeux,…
- Réhabiliter certains parcs qui vieillissent, et correspondent de moins en moins aux besoins des utilisateurs
- Créer des itinéraires et des liaisons en boucle pour faciliter l’accès aux piétons et PMR avec les quartiers qui entourent les espaces verts. En effet, certains chemins trop escarpés ou lieux historiques ou fragiles ne pourront sans doute jamais être rendus accessibles en autonomie totale. Ce sera la dépendance de l’aide d’un tiers. Mais il est tout à fait possible de concevoir dans les espaces verts des itinéraires en boucle (afin de pouvoir se promener sans devoir rebrousser chemin), qui seraient accessibles en autonomie totale pour tout type de handicap.
- L’ensemble d’itinéraires en faveur des PMR ne peut être séparé du reste de la circulation, mais doit faire partie intégrante de tout espace public
- Identifier les différentes lacunes et supprimer les barrières progressivement
- Assurer l’entretien des espaces verts pour éviter que les aménagements ne se dégradent et dans la même optique et avec les mêmes principes que ceux qui ont prévalu lors de la conception.
- Valoriser le rôle social, ludique et culturel des espaces verts
- Développer la biodiversité urbaine
- Dans cette optique et vu le caractère particulièrement important des enjeux de l’accessibilité des espaces verts, tant du point de vue du bien-être psychologique ou social (détente, calme et repos) et urbanistique, que du point de vue du programme des travaux à réaliser, il parait essentiel que les autorités communales et régionales mettent un place un dispositif de contrôle et de suivi en partenariat avec les associations qualifiées et compétentes dans le domaine de l’accessibilité.
- Développer un référentiel de critères techniques élevés pour l’aménagement des espaces verts qui répondent au mieux aux besoins de tout type de handicap de situation
- Instaurer une communication ciblée, renseignant les promenades et les parcs accessibles, le degré de difficultés de certains parcours, les services adjacents, intégrer dans les sites une signalisation claire, visible et fonctionnelle.
Il est clair que nous sommes sur la bonne voie, mais il faut continuer à insister pour améliorer l’accessibilité de l’environnement. La région doit donc s’efforcer d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens et de développer un réseau d'espaces verts facilement accessibles à tous les habitants.
Environnement: Stockholm et Hambourg premières lauréates du prix de la Capitale verte de l'Europe (1)
Les villes de Stockholm et de Hambourg ont été désignées en février 2009, comme les premières lauréates du nouveau prix de la Capitale verte de l'Europe. La capitale suédoise sera la capitale verte de l'Europe en 2010 suivie par Hambourg en 2011. Ce nouveau prix lancé par la Commission européenne encourage les villes à améliorer la qualité de la vie urbaine en tenant systématiquement compte de l'environnement dans l’aménagement urbain.
Le prix de la Capitale verte de l'Europe Ce prix annuel est une initiative nouvelle visant à récompenser les villes montrant l'exemple en matière de mode de vie urbain respectueux de l'environnement. Le jury utilise dix critères environnementaux pour évaluer la capacité des villes candidates à se conformer à des normes environnementales élevées, leur engagement permanent en faveur d'objectifs ambitieux pour améliorer l'environnement et favoriser le développement durable ainsi que le potentiel développé pour servir de modèle aux autres villes et promouvoir les meilleures pratiques dans d'autres villes européennes.
Sur les 35 villes candidates pour les prix de 2010 et 2011, huit ont été sélectionnées pour la finale: Amsterdam, Bristol, Copenhague, Fribourg-en-Brisgau, Hambourg, Münster, Oslo et Stockholm. Les villes peuvent reposer leur candidature. Le jury qui désigne les lauréats est composé de représentants de la Commission européenne, de l'Agence européenne pour l'environnement, de l'ICLEI (regroupant des acteurs locaux œuvrant en faveur du développement durable), de la Fédération européenne pour le transport et l'environnement (T&E), de l'Union des capitales de l'Union européenne et du Comité des régions.
- Pour de plus amples détails:
Vous trouverez des informations complémentaires sur le prix de la Capitale verte de l'Europe sur ce site :
Voir également MEMO/08/327
1) Source : Extrait du communiqué de presse de la Direction générale de l’Environnement, Commission Européenne, IP/09/305 - Bruxelles, le 23 février 2009




